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Un désaccord d’ordre pédagogique et doctrinal entre la majorité du comité directeur des Scouts et Guides Catholiques de France conduit une partie des fondateurs dont le président Henri Montalbetti ,aujourd’hui décédé, à quitter le mouvement. Trois unités les suivent :
- Les scouts de Bourg la Reine du RP Morandi (actuellement sur Versailles).
- Les scouts de Mantes La Jolie (de Roger Hédouin).
- La troupe scoute du Groupe Saint Michel de Wagram (dont j’étais à l’époque le chef).
Mantes la Jolie donne naissance à : L’association Scouts et Guides Catholiques des Yvelines.
Le RP Morandi se replie sur son groupe mais les 3 unités gardent des contacts et ont des activités communes. Un petit groupe de chefs rejoint la troupe de Wagram : un ancien Commissaire de District des Scouts de France (des années 50), le Colonel Wagner ; un ancien chef de patrouille aux Scouts de France de Bordeaux en 1950, Philippe Boutin ; une ancienne cheftaine de compagnie aux guides de France en 1941 à Limoges, Mademoiselle de Gouttepagnon.
Avec le soutien et les conseils d’Henri Montalbetti nous avons fondés :
L’ASSOCIATION DES SCOUTS ET GUIDES
GODEFROY DE BOUILLON
SCOUTISME CATHOLIQUE
Déclarée le 8 Juin 1982.
Notre siège social était à l’époque 12 rue de la Cossonnerie Paris 1er. Effectif de départ : 12 scouts et 2 louveteaux.
En 1983 Monsieur Henri Degraix, François Drougard (ex FSE) et Richard Couttier (ex chef aux Scouts Saint Georges) adhèrent au mouvement.
Première activité

A la demande de l’Association des Combattants de l’Union Française (ACUF) de mon ami Yves Gignac et de L’Union Nationale des Parachutistes (UNP) du Colonel Romain Desfossès, notre troupe est choisi e pour remonter les Champs Elysées en tête du cortège des anciens Combattants parmi lesquels beaucoup d’anciens scouts. Nous devons porter la gerbe et la déposée sur la tombe du soldat inconnu à l’arc de triomphe en mémoire de nos anciens tombés à Dien Bien Phu parmi lesquels se trouvait mon ancien chef de troupe. Le chef de la patrouille de l’aigle de l’époque Stéphane (Furet.e) dépose la gerbe, le colonel ravive la flamme et nous signons tous sur le livre d’or. Le gouverneur militaire de Paris nous adresse quelques mots et nous repartons au siège de ces associations ou nous attendait un chocolat chaud et des gâteaux.

Un premier camp a lieu en juillet 1982 en Bretagne « au Mur » chez Monsieur de Pemgern près de Morlaix et à ce camp un chef SUF nous rejoint : Dominique Treguer. Notre hôte mariait un de ses fils avec une parente du célèbre capitaine Sergent ancien chef de troupe aux Scouts de France en 1938. Notre journée service fût d’organiser la réception des invités et de gérer le parking. Les scouts virent ce jour là leur ordinaire s’améliorer. Et une surprise avec la visite du capitaine Pierre Sergent qui arpente le camp accompagnée de son épouse. Pierre a été chef de troupe à Sceaux aux Scouts de France en 1938. Il signe le livre d’or de l’association et accepte d’entrer dans le comité de patronage ou figure déjà diverses personnalités ; Pierre Charles Krieg (Député Maire du 4ème arrondissement de Paris). Pierre Charles Krieg avait fait parti du comité d'organisation du Jamboree de Moisson en 1947, je faisais fonctionner mon agenda ! Et ce fût ensuite le Général Faure ancien commandant en chef en Kabylie et commandant la 27ème Division Alpine chère aux Lyonnais (tiens tiens déjà était-ce un signe) d’autres personnes apporte leur concours et parmi eux Olivier Decaux en provenance de la FSE et neveu de l’historien Alain Decaux. Notre Aumônier fût Monsieur l’abbé Lamy dont vous avez pu lire le début de ses mémoires dans Kraal Info. Il ne reste plus que 4 épisodes mais il a retrouvé en Bretagne en notre hôte le compagnon de sa dernière évasion - celle qui a réussi – et inutile de vous dire qu’ils avaient beaucoup de choses à se dire 38 ans après !
Deuxième camp d’été en 1983 à Beauffremont chez Monsieur le Duc de Beauffremont près de Donremy dans les Vosges. Au cours de ce camp un grand jeu mémorable pour les anciens mais chut ! Je ne vous en dis pas plus vous lirez tout cela et bien d’autres aventures de ces trente années dans l’ouvrage que je compte écrire avec la collaboration de 2 ou 3 anciens : « Trente ans de terrain » ou « Un combat contre les marchands d’illusions. »
Durant ces années de 1982 à 1986 nous avions des activités communes avec les scouts de Conflans,qui bien que restés aux Scouts Catholiques de France gardèrent toujours de bonnes relations avec nous. C’était un bon groupe avec la famille Drougard et Denis Calmon (ct) aujourd’hui décédé. En 1984 nous quittons notre petit local de la rue de la Cossonnerie et grâce à l’intervention de Monsieur Krieg la mairie de Paris nous héberge dans une usine désaffectée du 17ème au 12 rue Hélène où nous nous installons le 17 Avril 1984.
Le début d'une grande aventure.
Nous ouvrons un poste missionnaire tout près d’un quartier chaud de la ville de Paris : Pigalle !! Horreur pour certains mais bonheur pour d’autres qui vont avoir la grâce du baptême : 53 garçons sont attirés par nos tractages (un de nos amis nous avait fait cadeau d’une imprimante à plaque Rex Rotary 1500) et Philippe Boutin imprimeur de son état, nous faisait la composition. Cette « chère Rosalie » nous rendit bien des services. Toutes les boulangeries, pâtisseries, marchands de jouets, de pétards ou autres du quartier furent sollicités et nous vîmes nos effectifs passer de 14 à 65 : 40 scouts +15 louveteaux et 10 guides.
C’est dans cette base que les garçons aménagèrent leurs installations de coins de patrouille (ils se meublèrent en vidant les greniers des membres de leur famille). Il y avait une chapelle de 150 places que nous partagions avec une association de "tradi" avec laquelle nous étions en partenariat (un membre du bureau était le frère cadet du Prieur de Tibhirine martyrisé en Kabylie -ne manquez pas de regarder le film "Des hommes et des Dieux", c’est fabuleux). Dans ces locaux, une permanence était tenue tous les jours pour recevoir les familles. Le mercredi : catéchisme, rattrapage scolaire, liturgie et anglais avec Monsieur Degraix. Quant à moi, j’enseignais l'histoire-géographie.
Nous avons vu passer des enfants de 14 nationalités : Cameroun, Madagascar, Liban, Algérie, Maroc, Portugal, Espagne, Italie, Cambodge, Viet Nam, Côte d’Ivoire, Mali, France et 1 Iranien - tenez-vous bien - membre de la famille Impériale échappé d’Iran qui nous fût confié pour être mis à l’abri le temps d’un camp par une organisation humanitaire qui avait réussi à l’exfiltrer d’Iran. C’était le "Prince Éric " version persane avec dans le rôle de Tadek le redoutable ayatollah Khomeini. Imaginez le grand jeu que nous avons fait en 1985 à Saint Albin de Vaulserre, ou nous campions, à près de 80 chez les de Courville qui descendaient par les femmes d’un membre de la famille de Godefroy de Bouillon, "bizarre vous avez dit bizarre" : disait un acteur connu (je donne un souvenir à celui qui me trouvera son nom).
Que de souvenirs ! Avec un magnifique jeu scénique costumé en fin de camp dont j’ai composé le scénario sur le thème « Le fameux bandit de l’Isère ‘’MANDRIN’’ ». Nous étions à la « ferme sèche » là ou il a été fait prisonnier et, bien sûr, en veillée la chanson d' Yves Montand accompagnée par un scout à la guitare classique avec 40 scouts en costume d’époque, la maîtrise se chargeant du chœur. Quant à votre serviteur : régie et mise en scène, j’étais heureux. Le Prince Shariaw, c’était son nom, avait pour oncle le ministre des pétroles du Shah.
Que de souvenirs pour mes patrouilles «Raiders».
Les CP avaient la première classe et pas « cadeau », 5 brevets dont judo ou karaté, dépannage mobylette et obligatoirement liturgie. Les seconds pareils pour 2 d’entre eux et ils avaient tous le brevet de topo et il y avait un boute–en-train qui me servait d’adjoint pour mes spectacles.
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