|
There are no translations available.
Compte-rendu de la session BAFA d’août 2011
Comment évaluer une session BAFA ? Tous les stagiaires BAFA vous décriront mieux que moi la complexité de cet exercice. Ils leur incombent le soin de vous l’expliquer et à nous celui de présenter cette formation.

Elle se décompose en trois parties :
La première est formée par l’ensemble des conférences destiné à apporter aux futurs animateurs une connaissance des besoins de l’enfant et de la réglementation liée au séjour de vacances, en particulier sur les sujets d’hygiène alimentaire et de sécurité sanitaire.
La deuxième permet aux stagiaires de perfectionner leur technique d’expression, d’imaginaire par des ateliers. Par le discours théorique et la mise en place de situation pratique le stagiaire reçoit une formation complète.
La dernière partie offre la possibilité aux aspirants BAFA de prouver aux formateurs leur aptitude à encadrer un groupe d’enfant. Pour se faire ils organisent, par équipe de 5-6, des activités destinées à un groupe d’enfant : grand jeu, veillée. Les formateurs et une partie des stagiaires retournent, le temps de l’activité, dans l’enfance qu’ils avaient quittée.
Si sur les deux premiers points les néophytes BAFA ont réalisé un parcours sans tâche, les formateurs ont, par moment, remarqué dans le troisième des petites imperfections d’organisation et de gestion du groupe. Mais finalement tout ceci est secondaire.
Ces chefs et cheftaines pour la plupart avaient déjà, en venant à ce stage, une formation suffisante pour la validation de ce stage. L’essentiel est ailleurs que dans la technique. Il est dans l’esprit. Ce mot se décline de deux manières : état d’esprit, esprit d’initiative. L’esprit d’initiative de cette session fut extraordinaire. Marc Guidoni, directeur de cette session et secrétaire général adjoint de l’AFOCAL, lors d’une réunion avec toute l’équipe d’animation avait confié à ses deux assistants, Philipe Porcher et moi-même, cette observation. Lors d’une séance de chant, il regarda les stagiaires. Ils organisèrent et animèrent cette séance avec tant de maîtrise et de beauté qu’ils prouvèrent à leur formateur qu’ils n’avaient plus besoin de leur conseil. Et que dire de leur état d’esprit. Toujours joueur et solidaire, ces stagiaires ont manifesté leur enthousiasme, leur bonne humeur presque constante, malgré les difficultés climatiques et technique de la session : évier bouché, pluie et autres désagréments.
Pour conclure rapidement, seul l’avenir nous dira si cette session fut une réussite totale. Ces signes positifs, que je vous ai rapportés, nous laissent deviner l’aurore qui vient comme radieuse. Mais nous ne serons fixés que quand nous la verrons, quand elle apparaîtra. Si ces chefs et cheftaines arrivent à transmettre aux membres de leur unité le goût du beau en leur montrant la noblesse de leur engagement et de leur mission éducatrice, alors oui nous pourront dire que cette session fut une réussite totale.
Etienne Planté |